De l’acier au couteau
Savoir-faire
À Thiers, un couteau passe par une quarantaine d’étapes et autant de mains. Des gestes transmis depuis des siècles, avec les outils d’aujourd’hui.

Les étapes
Comment naît un couteau
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1L’acier
Tout commence par le choix de l’acier, auprès d’aciéristes européens : inoxydable pour la table et la cuisine, aciers spécifiques pour les lames de poche. Sa composition décide du tranchant, de la tenue de coupe et de la résistance à la rouille.
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2La découpe
La lame est dessinée sur ordinateur puis découpée au laser dans la tôle d’acier. Thiers a vu arriver ici l’une de ses premières machines de découpe laser, en 1995.
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3La trempe et l’émouture
Chauffée puis refroidie brusquement, la lame gagne sa dureté, contrôlée ensuite pièce par pièce. L’émouture lui donne son profil : le biseau qui, de l’épaisseur du dos, descend jusqu’au fil.
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4Le montage
Le manche est assemblé à la lame : plaquettes de bois ou de corne, mitres, rivets, ressort pour les couteaux pliants. C’est l’étape où les mains font le plus, au marteau et à l’œil.
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5L’affilage et le polissage
Sur la meule, l’affileur donne le tranchant. Le manche est façonné, poncé et poli jusqu’à ce que la main ne sente plus aucune arête.
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6Le contrôle
Chaque couteau est vérifié avant de partir : tranchant, jeu de la lame, ajustage du manche, finition. Une quarantaine d’étapes séparent la tôle d’acier du couteau fini.

Chez Locau
Des ciseaux forgés à chaud
Les ciseaux et sécateurs Locau sont forgés à chaud, comme autrefois : les branches sont frappées dans l’acier rougi, découpées, percées, trempées, émoulues, puis montées et réglées à la main pour que la coupe soit nette jusqu’à la pointe. Une dizaine d’étapes, dont la dernière, l’ajustage, ne se confie qu’à une main expérimentée.
Les matières
Ce que vous tenez en main
Bois
Olivier, genévrier, ébène, buis, bocote, bois de rose : chaque manche est unique, avec son veinage.
Corne et os
Corne blonde ou noire, bois de cerf, bélier, buffle : des matières naturelles, chaudes en main.
Matières précieuses
Nacre, galuchat, molaire de mammouth, inclusions de plumes ou de mécanismes de montre.
Matières techniques
Méthacrylate, carbone, aluminium : légères, colorées et sans entretien, pour tous les jours.
Une origine garantie
Le Thiers® et la Jurande
Le Thiers® est un couteau créé par les couteliers de la ville eux-mêmes. Un règlement de qualité, la Jurande, encadre sa forme et impose qu’il soit fabriqué dans le bassin de Thiers. Quand vous tenez un Le Thiers®, vous savez d’où il vient.
Entretien
Pour qu’il dure toute une vie
À la main
Lavez votre couteau à la main et séchez-le aussitôt. Le lave-vaisselle abîme les manches et ternit les lames.
Une goutte d’huile
De temps en temps, une goutte d’huile sur l’articulation garde un couteau de poche souple.
Le bon affûtage
Une pierre à aiguiser ou un fusil, à angle constant, suffisent à retrouver le tranchant.
Le bon support
Coupez sur une planche en bois ou en matière souple, jamais sur le verre ou la pierre.